Flex Mentallo
Zatanna : Everyday magic
Lucifer TPB1: Devil in the gateway
SANDMAN TPB3 : Dream Country


Flex Mentallo Morrisson - Quitely

Voici un comic comme nous aimerions en lire plus souvent, un comic dont on sens qu'il nous réservera des surprises après moult relectures (en fait je l'ai déjà lu deux fois), un peu comme Watchmen... Tiens comme dans Watchmen, il semblerait qu'il règne une atmosphère d'Apocalypse sur le monde de Flex Mentallo (sosie de Charles Atlas), superhéros de papier, devenu être de chair et de sang par la grâce d'un certain Wally Sage, qui se met à la
recherche de The Fact, le seul qui puisse l'aider à sauver le monde... Cette ambiance d'Armageddon est encore renforcé par les élucubrations sur les superhéros d'un mystérieux personnage au pantalon à rayures ... Mais comme toujours dans les comics écrits par Grant Morrison, les apparences sont souvent trompeuses comme dans le monde en magie en fait...Donc Flex Mentallo c'est comme Watchmen une revisitation du mythe du superhéros.. Mais Morrison donne une version plus poétique, plus psychédélique, plus magique, moins pessimiste des supertypes en collant qu'Alan Moore...Et puis ce n'est pas qu'une allégorie sur le monde superhéroique, c'est aussi comment dire un espèce de jeu de miroir (Morrison étant un passionné de magie) du lecteur de superhéros, qui là se sent pour le coup un peu mis à nu ou sur le divan d'un psychanalyste (choisissez) ... Enfin c'est aussi un récit autobiographique (merci Camion) où l'on décèle la façon particulière qu'à Morrison d'envisager le monde et notamment son rapport avec la quatrième dimension, donc le temps...Voilà un peu pour l'impression globale que j'ai eu à la fin de ma deuxième lecture...

Flex Mentallo c'est aussi des idées les plus folles et les plus saugrenues qui sortent quasiment de chaque case (voir le halo "Hero of the Beach" qui s'étale au-dessus de Flex lorsqu'il fait appelle au pouvoir musculaire) ou alors la scène complètement déjanté voir surréaliste qui passe dans le Knights Club des superhéros de cette dimension, et puis aussi pas mal d'allusions à Phillip K.Dick... Mais vraiment je pourrais prendre ce comic page par page pour vous faire la liste mais bon, il faut aussi laisser le plaisir de la découverte... Enfin une autre chose notable de la part de Morrison, c'est cette idée de créer une continuité factice au personnage en lui donnant un Golden Age, puis un Silver Age, par l'intermédiaire du récit de son dessinateur-phare c'est à dire Chuck Fiasco sous formes d'une page introductive composée uniquement de texte précédent chaque numéro de la série...

Enfin que dire de Frank Quitely ? Que lui seul pouvait dessiner ce champion de Body-Building qu'est Flex Mentallo, et rendre au mieux la caractéristique de base des superhéros c'est à dire ces anatomies parfaites de demi-dieux ou de demi-déesses grecs... Et je dois dire qu'il se révèle également très à l'aise pour croquer les personnages normaux, et fait preuve d'un soin des détails assez remarquable...


Donc bon mesdemoiselles, mesdames, messieurs, si vous voulez du vrai superhéros avec son lot de clin d'oeil;, de scènes d'actions, de larmes, et de sueurs et bien lisez Flex Mentallo, vous trouverez tout cela avec ce je ne sais quoi de dimension poétique et mythique qui sont le propre des vrais chefs d'oeuvre... Et que la magie (il faudrait être con pour dire la force) soit avec vous

- Corbulon -

 

Zatanna : Everyday magic - Dini - Mays -

En rentrant de tournée (elle fait des spectacles de magie), Zatanna retrouve Constantine chez elle, victime d’un sort.
Pourra t’elle le sauver et trouver l’âme sœur ?

Un joli prestige format mettant en scène la plus connue des magiciennes de l’univers DC.
Je ne l’avas plus revu depuis un épisode sur l’anniversaire de Constantine (Ennis/Dillon) et on peut dire que depuis Crisis la petite s’est encanaillée…
Si ce comics ne changera pas votre vie, il vous permettra de (re)faire connaissance avec un personnage certes mineur (malgré sa longue participation a la justice league, traduit en vf chez Arédit), mais au combien sympathique (ce qui est une denrée rare chez les sorcier de cet univers).
Une tranche de vie de cette héroïne nous est ainsi montrée, en soulignant ces problèmes affectifs, dont son aventure avec le héro d’Hellblazer.

Dini sait rendre des personnages attachant et nous le démontre, ici, encore une fois.
Mays, dont je n’avais plus entendu parler depuis Nomad, nous délivre une bonne copie. Je regrette que son style est continué a se cartoonisé (voire se rapprocher du manga), perdant ce trait très doux et efféminé, que je pouvais lui trouver a ce moment la.

Un bon moment en résumé, même si ce prestige ne restera pas dans les annales !

 

- Mallrat -

 

Lucifer TPB1: Devil in the gateway - Carey - Hampton - Weston

Lucifer Morningstar est apparu dans Sandman. On l’y verra à plusieurs reprises dont celles ou il piège Morphée en lui faisant couper ses ailes d’ange déchu et le laissant gouverner l’enfer contre sa volonté.
Depuis, on a pu le retrouver à Los Angeles, propriétaire d’un piano bar sélect.

Dans ce tpb on retrouve le mini série et le début de la série ouverte qui lui est consacrée…

Le paradis lui demande de stopper d’anciens Dieux qui exauce les vœux des mortels en échange de quoi il obtiendra une lettre de passage !
Mais le créateur peut il vraiment permettre au tentateur d’être racheté ? Lucifer va tenter de prévoir l’avenir avec les cartes de tarot originelles, libérées sur l’Allemagne….
Enfin, Lucifer recherche son guide une gamine de 15 ans médium….

Tout comme Sandman, la force de Lucifer n’est pas seulement l’intrigue principale mettant en scène notre « héros » mais toutes les petites histoires des personnages qui se retrouvent impliqués mais aussi le jeu de Carey avec la théologie,les mythologies mais aussi les différents écrits humains (contes, littérature ….).

Lucifer, quand a lui, manipule pour arriver à ses fins, ressemblant en cela à un Constantine puissance 10 (c’est le diable quand même).
D’où la nomination du scénariste sur le mensuel Hellblazer..

Ce n’est pas qu’un comics sur la magie, on y retrouve des personnages très humains et parfaitement « caractérisés », leur vie et déboires devenant aussi important que la quête de Morningstar !
Si les dessins de Hampton sont somptueux et ceux de Pleece intriguant et parfait pour l histoire, malheureusement ceux de Weston me laissent de marbre mais ne dérangent en aucun cas la lecture.

Après la déception que fut « the dreaming », je trouve enfin un spin-off de Sandman qui s’il n’égale pas le maître, au moins ne lui fait pas honte !

- Mallrat -

 

SANDMAN TPB3 : Dream Country - Gaiman Doran Jones Vess

L’un de mes préférés de Sandman !!

4 histoires « stand alone » (même si a la fin elles sont liées à l’ensemble).
Un écrivain capture une muse pour retrouver l’inspiration et la viole mais elle a été l’amante de Morphée et la mère de son fils……
Un chat fait le tour du monde et pousse les autres à la révolte suite a un de ces rêves…
Shakespeare donne la première des pièces qu’il doit a Dream pour lui avoir donne le génie créatif : le songe d’une nuit d’été…. (a été le premier comics a gagner un world fantasy award pour la meilleure short story)
Enfin, l’ancienne partenaire de Metamorpho (jla) ne peut plus supporter son apparence non humaine et tente de se suicider sans trouver le moyen. Death vient à son secours…

Différentes histoires, allant du théâtre au conte, de l’allégorie du viol au suicide… tout simplement brillant…Gaiman nous montre qu’il est douée pour tout..
De plus les dessins de Kelley Jones, Vess ou Coleen Doran sont à la hauteur de leur scénariste…
Enfin en prime, le script du numéro 17 (le 1er du recueil) !
Ce recueil le plus court est non seulement mon préféré (avec kindly ones qui conclue le cycle avant l’épilogue) mais je pense que vu sa qualité et son prix est le meilleur moyen d’essayer la série !!!